Mois de la Photo du Grand Paris

07/11/2016 - Par Alice Walwer

Pionnier lorsque Henry Chapier et Jean-Luc Monterosso l’ont créé en 1980, le « Mois de la Photo à Paris » a connu un engouement populaire inédit et encouragé la capitale à se doter de structures permanentes dédiées à cet art dans une proportion unique au monde.

Depuis la création de ce premier Mois de la Photo, la photographie a connu une accélération spectaculaire. Les pratiques se sont multipliées, de nouvelles techniques sont disponibles, l’expertise dont elle bénéficie de la part des opérateurs culturels est sans commune mesure et l’engouement du public est massif.

96 expositions inédites

Les 96 expositions de ce programme, dont Jean-Luc Monterosso et Joël Brard m’ont confié d’en sélectionner les propositions, donnent un aperçu de cette nouvelle réalité. Pour la rendre plus visible, les expositions sont présentées sous quatre thèmes génériques de la photographie organisés chronologiquement : portraits, paysages, rue et la  photographie comme matériau.

Dans ce panorama international, des artistes réputés côtoient d’autres artistes moins connus. Leurs projets s’enchainent ici tout en respectant l’intégrité de chacun, avec suffisamment de photographies pour se remettre en mémoire une exposition.

Une représentation de photographes français contemporains d’une ampleur jamais réunie auparavant constitue une grande part de ce qui a été sélectionné. Cette présence procure également un regard sur le développement des commandes publiques qui les aident à produire.

32 communes

La mission assignée à cette nouvelle édition est de faire doublement connaissance : la découverte de photographes se conjugue avec l’exploration de l’espace du Grand Paris, territoire dont la mue s’est récemment accélérée.

Le Mois de la Photo s’étend à un Grand Paris sans frontières rigides : à l’Est depuis Clichy-sous-Bois, ville symbole des distances physiques et mentales qui se sont dressées au fil des décennies, jusqu’à Poissy ou Mantes-la-Jolie à l’Ouest, Châtenay-Malabry ou Clairefontaine-en-Yvelines au Sud.

Nourrie de l’énergie réelle et enthousiaste de centres d’art, lieux patrimoniaux, collectivités et institutions publiques, galeries, cette édition s’appuie pour moitié sur des lieux qui s’associent pour la première fois et pour moitié sur des lieux parisiens ayant déjà contribué au succès de ce festival.

Tous ont accepté de se fédérer autour d’un catalogue et d’une forte communication, aidée par différents partenaires.

Les participants ont fait de réels efforts pour s’y inscrire et utilisent une variété de modes de présentation, de la cimaise à l’espace public. Cette biennale bénéficie aussi de l’excellence du tissu culturel en matière de médiation avec les publics.

Les Week-Ends Intenses

Avoir pour voisin la plus belle ville du monde est une difficulté pour attirer sur soi la curiosité. En sillonnant depuis un an ce Grand Paris en intense transformation, je me suis régalé de découvertes, patrimoniales, urbaines, architecturales et toujours humaines.

Il n’y a pas que Brooklyn ou Berlin, les artistes l’ont compris depuis longtemps puisqu’il n’y a pas de commune où ils n’aient trouvé les espaces qui leur permettent de créer.

Le Grand Paris constitue le cadre de vie de 18 % des français (2 millions à Paris et 9 millions autour) dont les habitants ne connaissent souvent que les communes voisines.

Pour encourager les visiteurs à une plus grande mobilité, cette édition a été déplacée au printemps (avril 2017) et propose trois « Week-Ends Intenses » : « Nord-Est », « Sud-Ouest », et « Diagonale ». Trois promenades autonomes, ouvertes à tous, aux conditions d’admission habituelles de chaque lieu (gratuites à plus de 80 %).

Lors de ces « Week-Ends Intenses », les photographes et les commissaires sont présents dans leurs expositions, multipliant les occasions de rencontres.

Quel que soit le circuit pour se rendre d’une exposition à l’autre, c’est l’occasion de découvrir des richesses patrimoniales, naturelles et des curiosités urbaines.

Doté d’un programme dense, nourri d’une variété de points de vue sur la photographie, le Mois de la Photo cheap jerseys 2017 s’inscrit dans un cheap football jerseys free shipping Grand Paris en pleine redéfinition et espère ainsi prendre sa modeste part civique au tissage de liens fraternels.

capitale

Paris ville monde

Par Henry Chapier, Président de la Maison Européenne de la Photographie

Un tournant historique

Par Bruno Julliard, Premier Adjoint à la Maire de Paris

Un nouveau pari

Par Jean-Luc Monterosso, Commissaire Général du Mois de la Photo du Grand Paris